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Un réseau mobile très bas débit pour la “troisième vague industrielle”

28/12/2012

L'Internet des objets est annoncé comme une révolution imminente, d'autant que des géants tels que General Electric ou Intel prennent le sujet très au sérieux. Fait nouveau : cet Internet a désormais son réseau mobile, grâce à Sigfox, une start-up française.

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Les opérateurs télécom s’acharnent à mettre au point des réseaux mobiles toujours plus performants : jusqu’à 100 Mbit/s avec la 4G. Pendant ce temps, la start-up française Sigfox arrive sur le marché avec un réseau au débit ridicule : commençant à 10 bit/s, il plafonne à un maximum de 1 Kbit/s. Avec un rythme cent mille fois plus lent que la 4G, ce réseau n’en constitue pas moins une innovation colossale.

En effet, ce réseau n’a pas pour ambition de véhiculer des flots de données à grande vitesse, comme des images ou de la vidéo. Il se destine à une application bien particulière : l’Internet des objets, autrement dit le dialogue entre des objets munis d’un peu d’intelligence et un ordinateur. Pour ce que les objets ont à dire, ce débit microscopique est largement suffisant. Pensez par exemple au relevé à distance de compteurs électriques ou au suivi centralisé d’objets divers et variés…

La beauté du réseau de Sigfox est non seulement que sa technologie dite UNB (ultra narrow band) est amplement suffisante pour les applications qu’elle vise mais surtout qu’elle apporte des bénéfices inouïs.

Le plus important tient au fait que, contrairement aux réseaux classiques dont les stations de base n’ont qu’un champ d’action limité, la technologie UNB offre un très longue portée, jusqu’à 40 km en champ libre. Résultat : au lieu de devoir bâtir un maillage extrêmement fin du territoire, il suffit de très peu d’antennes pour couvrir un vaste espace. Selon Ludovic Le Moan, le fondateur et patron de Sigfox, « dix antennes suffisent pour couvrir une ville comme Paris et un millier seulement pour équiper la France entière ».

En outre, les stations de base seraient « 100 fois moins chères à construire et à opérer » que celles des réseaux classiques, tandis que le coût d’équipement d’un objet pour le rendre communicant serait lui aussi en chute libre.

L’intérêt du système n’a pas échappé à Intel, qui a participé largement à la seconde levée de fonds de dix millions d'euros réalisée en septembre dernier aux côtés des investisseurs existants (Elaia Partners, Partech Ventures International et iXO Private Equity).

On comprend cet intérêt lorsqu’on sait que l'Internet des objets, dont on parle certes depuis longtemps, semble cette fois bien parti pour décoller. Il n’est qu’à regarder du côté de General Electric, qui a l’intention d’investir pas moins d’un milliard et demi de dollars sur trois ans pour mettre au point les technologies nécessaires à ce qu’elle appelle l’Industrial Internet (voir à ce sujet l'article ci-contre). Pour GE, l’Industrial Internet n’est rien de moins que « la troisième vague d’innovation et de changement industriel », après la révolution industrielle et celle d’Internet. Excusez du peu !

Sigfox a déjà couvert une bonne partie du territoire français et réalisé des applications dans différents pays. Ludovic Le Moan revendique déjà « plus de dix mille objets connectés », dont ceux de Clear Channel (le concurrent américain de JC Decaux) pour télégérer son parc immobilier.

Les ambitions du « premier opérateur de réseau cellulaire dédié à l’Internet des objets », sont immenses. Ludovic Le Moan vise un déploiement mondial de son réseau. « Il suffit de deux cents millions d'euros pour couvrir le monde » affirme-t-il. Et, cohérent avec son ambition, il ne saurait se contenter des douze millions de financement qu’il a déjà reçus. Il espère lever pas moins de cent millions pour mener à bien son projet. C’est tout le mal qu’on lui souhaite...


Franck Barnu

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Vos Réactions

Jean POLLONO 07 Janvier 2013 à 15 h 47 min
Je suis tout à fait d'accord avec la vision de G.E. qui doit s'appliquer non seulement aux produits matériels mpais également à leurs moyens de réalisation.De même cela doit être développé et étendu aux moyens biotechnologiques.Les savoir-faire industriels sont principalement dans les moyens de réalisation des produits et malheureusement la France n'ayant pas su garder une industrie forte dans ce domaine elle doit patiemment chercher à la reconstruire en particulier en lui faisant bénéficier de toutes ses compétences en informatique .En résumé, Il faut avoir une vision Robotique Française Exportatrice.A titre d'exemple on peut citer les entreprises Duffieux et Lectra en CFAO ,Aldebaran et E-mox en Robotique, et la R.et D autour de KnoVA avec en perspective KAAS(Knowledge as a service)
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Je suis tout à fait d'accord avec la vision de G.E. qui doit s'appliquer non seulement aux produits matériels mpais également à leurs moyens de réalisation.De même cela doit être développé et étendu aux moyens biotechnologiques.Les savoir-faire industriels sont principalement dans les moyens de réalisation des produits et malheureusement la France n'ayant pas su garder une industrie forte dans ce domaine elle doit patiemment chercher à la reconstruire en particulier en lui faisant bénéficier de toutes ses compétences en informatique .En résumé, Il faut avoir une vision Robotique Française Exportatrice.A titre d'exemple on peut citer les entreprises Duffieux et Lectra en CFAO ,Aldebaran et E-mox en Robotique, et la R.et D autour de KnoVA avec en perspective KAAS(Knowledge as a service)
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