Glossaire

ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ
Agrégat   Agrégat  
Réunion d'éléments, généralement hétérogènes, formant un tout compact. En économie, ce terme est utilisé pour décrire une grandeur synthétique mesurant le résultat de l'activité économique. Le principal agrégat est le PIB.
 
Agriculture   Agriculture  
Au sens le plus large, ce secteur de l'économie comprend les cultures, l'élevage, la chasse, la pêche et la sylviculture (exploitation des forêts).
 
Apprentissage   Apprentissage  
Acquisition d’un savoir-faire (c'est-à-dire de pratiques, de connaissances ou de valeurs culturelles) par l'observation, l'imitation et l'essai. Il se distingue, tout en le complétant, de l'enseignement, dont le but est surtout l'acquisition de savoirs ou de connaissances au moyen d'études, d'exercices et de contrôles des connaissances.
En pratique, l’apprentissage constitue une des voies de formation professionnelle. Pour devenir apprenti, il faut être âgé de 16 à 25 ans, avoir conclu un contrat de travail d’une durée de 1 à 3 ans et être reconnu apte à l’exercice du métier lors de la visite médicale d’embauche. Si l’on est plus âgé ou plus jeune, il est également possible d’entrer en apprentissage sous certaines conditions. Voir aussi Formation en alternance
 
Artisanat   Artisanat  
Il n'y a pas de définition européenne des entreprises artisanales, chaque État les qualifiant de manière spécifique. En France, selon la loi du 5 juillet 1996, ce terme désigne les entreprises n’excédant pas 10 salariés et dont l’activité figure sur une liste établie par décret. Cette liste comprend 17 métiers de l’alimentation, 9 métiers du bâtiment, 31 métiers de fabrication, 30 métiers de services et 217 métiers d’art (regroupés en 19 sous-domaines : cuir, bois, orfèvrerie, architecture, etc.). Seules les personnes ayant la qualification requise peuvent se prévaloir auprès de leur clientèle de la qualité d'artisan ou du titre de maître artisan.
Autarcie   Autarcie  
Système économique d'un territoire, d'une région ou d'un État habité par des acteurs économiques qui peuvent suffire à tous leurs besoins et vivre seulement de leurs propres ressources.
 
Avantage comparatif C Avantage comparatif C
oncept principal de la théorie classique du commerce international, développé pour la première fois par l’économiste britannique David Ricardo en 1817 dans ses Principes de l’économie politique et de l’impôt. Il souligne que chaque pays a intérêt à se spécialiser dans le domaine où sa productivité est la plus forte (ou la moins faible) et à échanger avec les autres pays qui se seront spécialisés dans d’autres domaines. En d’autres termes, même si un pays est plus efficace qu’un autre pour la production de deux biens, mieux vaut qu’il se spécialise dans la production où l’avantage est le plus important, c’est-à-dire où sa productivité est la plus forte comparée à l’autre pays. Dans cette configuration, les pays produiront le maximum de biens, qu’ils s’échangeront par le biais du libre-échange et du commerce international.

Ricardo illustre cette théorie par un exemple devenu célèbre : les coûts de production du vin au Portugal représentent 66 % des coûts anglais (c'est-à-dire que cela revient moins cher d'un tiers de produire du vin au Portugal par rapport à l'Angleterre). De même, les coûts portugais pour le drap représentent 90 % des coûts anglais. L'Angleterre n'a donc pas d'avantage absolu par rapport au Portugal mais il est plus intéressant que l'Angleterre produise le drap et le Portugal, le vin, car les facteurs de production seront affectés là où ils sont relativement les plus efficaces.

La conclusion principale de cette théorie est que s’ouvrir au commerce étranger est toujours bénéfique, indépendamment du niveau de compétitivité nationale. Il s’agit d'un argument décisif des théoriciens du libre-échange contre ceux qui prônent le protectionnisme.
(Voir la vidéo sur : Les avantages comparatifs en pratique : Les opportunités de la mondialisation,  en s’inscrivant sur le site canal-éducatif)
 
Balance commerciale Balance commerciale
: Différence entre la valeur monétaire des exportations et celle des importations de biens ou de biens et services (cela dépend des pays : en France, la balance commerciale ne couvre que les biens, les services étant pris en compte dans la « balance des biens et des services »). Une balance commerciale positive signifie que le pays exporte plus de biens et services qu’il n’en importe : on parle alors d’excédent commercial ou de balance excédentaire. Quand elle est négative, on parle de déficit commercial ou de balance déficitaire.

Benchmarking Benchmarking
 : permet aux entreprises d’identifier des sources possibles d’amélioration pour accroître leur performance et leur degré de compétitivité. C’est une technique de marketing ou de gestion de la qualité qui consiste à étudier et analyser les techniques de gestion, les modes d'organisation des autres entreprises afin de s'en inspirer et d'en retirer le meilleur. C'est un processus continu de recherche, d'analyse comparative, d'adaptation et d'implantation des meilleures pratiques pour améliorer la performance des processus dans une organisation. 

Brevet Brevet
: Titre de propriété industrielle, accordé au demandeur après vérification de la nouveauté de l’invention décrite. Le détenteur d’un brevet (qui n’est pas forcément l’inventeur) a le droit de saisir la justice pour interdire à un tiers d’exploiter ou de vendre l'invention brevetée. Ce droit d’interdiction est limité géographiquement et dans la durée (20 ans en général).
 
Cahier des charges Cahier des charges

Un cahier des charges (CDC) est un document qui doit être respecté lors de la réalisation d'un projet. Il sert à formaliser les besoins et à les expliquer aux différents acteurs pour s’assurer que tout le monde est d’accord. Il sert ensuite à sélectionner le prestataire ou soumissionnaire (dans le cas d'un appel d'offres), et à organiser la relation tout au long du projet.

Capital-risque (en anglais, venture capital) Capital-risque (en anglais, venture capital)

Investissements comportant des risques et des gains potentiellement élevés. Les investisseurs en capital-risque apportent du capital, ainsi que leurs réseaux et expériences à la création et aux premières phases de développement d'entreprises innovantes ou de technologies considérées comme à fort potentiel de développement.

Chaîne de valeur Chaîne de valeur
Dans la littérature économique, une chaîne de valeur ou une filière peut être définie comme un ensemble de produits (biens ou services) et de producteurs concourant à la desserte d’un marché (par exemple, l’automobile et tous ses sous-traitants, l’aéronautique…). Ceux-ci sont parfois organisés à l’échelle mondiale sous l’égide d’entreprises meneuses qui gouvernent l’ensemble de la chaîne : elles spécifient directement ou indirectement ce qui doit être produit, où et par qui. Ces entreprises arbitrent constamment entre l’internalisation et l’externalisation de la production et entre l’intégration et la désintégration spatiales (regroupement au même endroit de certains types de production ou au contraire leur éclatement).
 
Chaîne de valeur internationale   Chaîne de valeur internationale  
Elle désigne l'ensemble des activités productives réalisées par les entreprises en différents lieux géographiques au niveau mondial pour amener un produit ou un service du stade de la conception au stade de la production et de la livraison au consommateur final. Ces activités englobent, selon les cas, la recherche-développement, la conception, la production, l’assemblage de sous-ensembles fabriqués ailleurs, la commercialisation, la distribution, la vente au détail, et parfois même la gestion et le recyclage des déchets. L'intensification de la mondialisation des chaînes de valeur a entraîné un niveau sans précédent d’interdépendance entre les pays. Voir aussi Filière.
 
Chaudronnier   Chaudronnier  
Selon l’Observatoire de la métallurgie, le chaudronnier travaille le métal sous forme de tôles et de barres. Le type de matériaux (acier carbone, inox, étain, cuivre, aluminium, nickel, titane,…) et l’épaisseur des feuilles ou profilés travaillés constituent autant de spécificités auxquelles un chaudronnier doit s’adapter ou, à l’inverse, sur lesquelles il peut se spécialiser.
(Voir la vidéo de France 2 du 25 septembre 2012 sur le lien entre chaudronnerie et métier en tension
 
Co-entreprise (ou joint-venture)   Co-entreprise (ou joint-venture)  
Entreprise commune (ou entreprise en participation, joint-venture en anglais) créée par deux entreprises ou plus. En créant une entreprise commune, les parties s’accordent sur le partage des bénéfices, des dépenses et le contrôle de la co-entreprise. Cette co-entreprise peut être créée pour un projet spécifique ou pour faire l’objet d’un partenariat sur le long terme, l’objectif poursuivi étant de créer des synergies, de partager des compétences et des technologies, ou encore de diversifier ses activités. Certains pays comme la Chine ou l’Inde incitent ou obligent les entreprises qui souhaitent entrer sur leur marché à former des joint-ventures avec des entreprises locales.
 
Compétitivité   Compétitivité  
Aptitude d’une entreprise, d’un secteur ou d’une économie nationale à faire face à la concurrence extérieure. Les parts de marché et leur évolution relative dans le temps représentent un bon indicateur de la compétitivité. On distingue habituellement la compétitivité prix qui repose sur la diminution du prix de vente par rapport à la concurrence et dépend donc des coûts du travail et du capital dans une économie donnée ; et la compétitivité hors-prix qui repose sur la capacité d’innovation, l’amélioration de la productivité et de la qualité, permettant une « montée en gamme » et donc une hausse du prix de vente.

Conteneurs Conteneurs
 : Caissons en acier de dimensions normalisées permettant de transporter de nombreux objets par bateau, train ou camion sans avoir à les décharger et les recharger à chaque étape.
Contrat de professionnalisation   Contrat de professionnalisation  
Contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié. Son objectif est l’insertion ou le retour à l’emploi des jeunes et des adultes par l’acquisition d’une qualification professionnelle (diplôme, titre, certificat de qualification professionnelle…) reconnue par l’État ou la branche professionnelle.
 
Coût de revient Coût de revient
 : Le coût de revient d’un produit ou d’un service est la somme de toutes les dépenses (ou charges) nécessaires pour que ce produit ou ce service arrive à son état final.

Crédit impôt Recherche Crédit impôt Recherche
 : est une aide fiscale destinée à encourager les efforts des entreprises en matière de R&D. Il s'agit d'une réduction d'impôt calculée en fonction des dépenses de R&D de l'entreprise. Si le montant du CIR est supérieur à l'impôt dû par l'entreprise, celle-ci peut mobiliser sa créance sur l'Etat. 
 
Croissance Croissance
Variation positive de la production de biens et de services marchands dans une économie sur une période donnée. En pratique, l'indicateur le plus utilisé pour la mesurer est le produit intérieur brut ou PIB. Il est mesuré « en volume » ou « à prix constants » pour corriger les effets de l'inflation. Le taux de croissance, lui, est le taux de variation du PIB. On utilise souvent la croissance du PIB par habitant comme indication de l'amélioration de la richesse individuelle, assimilée au niveau de vie. Voir aussi PIB
 
Cycle de vie (du produit) Cycle de vie (du produit)

Le cycle de vie d'un produit prend en compte toutes les activités qui entrent en jeu dans la fabrication, l'utilisation, le transport et l'élimination de ce produit. Le cycle de vie est généralement illustré comme une série d'étapes, depuis la production (extraction et récolte des matières premières) jusqu'à l’évacuation finale (élimination ou valorisation), en passant par la fabrication, l'emballage, le transport, la consommation par les mé-nages ou les industries et le recyclage ou élimination. D'un point de vue strictement marketing, le concept de cycle de vie schématise l'évolu-tion des ventes du produit au cours du temps. On distingue cinq phases : recherche et développement, lancement, croissance, maturité et déclin.

Délocalisation   Délocalisation  
Phénomène de transfert de tout ou partie des activités d'une entreprise à l'étranger. Il se matérialise, principalement, par le transfert des capitaux et des emplois d'une entreprise dans un autre lieu. Une entreprise cherche ainsi à bénéficier d'avantages compétitifs, c'est-à-dire de conditions économiques plus favorables telles que de plus bas salaires ou un droit du travail plus souple. Les services ayant un caractère proche de la « production » (centres d'appels ou services informatiques, par exemple) peuvent également faire l'objet de délocalisations.
(Voir la vidéo  : Automobile: la délocalisation à l'épreuve de la crise)
Demande Demande
La demande est la quantité d’un certain produit demandée par les acheteurs pour un prix donné.
Désindustrialisation   Désindustrialisation  
La désindustrialisation est la disparition progressive des activités industrielles d'un pays, d'une région, d'une ville. Le phénomène de désindustrialisation, qui touche la France comme l’ensemble des économies développées, peut être caractérisé par trois transformations concomitantes : un recul de l’emploi industriel, un recul de la contribution de ce secteur au PIB et une forte croissance du secteur des services marchands.
 
Destruction créatrice   Destruction créatrice  
La destruction créatrice désigne le processus de disparition de secteurs d'activité conjointement à la création de nouvelles activités économiques. Cette notion est centrale dans l'analyse de Joseph Schumpeter (1883-1950). Elle décrit l'évolution de la croissance économique, marquée par les innovations qui vont scander son rythme, entre phases d'accélération (innovations massives qui s'imposent en « grappes ») et phases de décélération (saturation de ces innovations).
 
Dette publique   Dette publique  
Somme des engagements financiers encore dus par un État, par les collectivités publiques et par les organismes directement rattachés à l'Etat. La dette publique apparaît dès lors que le financement d'une charge budgétaire ne peut pas être assuré par une recette correspondante. Les dettes publiques actuelles sont donc l'accumulation sur une longue période des déficits publics (annuels). Chaque année en France, depuis le milieu des années 1970, la somme totale des dépenses inscrites au budget est, en effet, supérieure à celle des recettes.
 
Deuxième révolution industrielle   Deuxième révolution industrielle  
Elle débute à la toute fin du XIXe siècle. Ce sont principalement l'électricité et le pétrole qui sont au cœur des transformations dans tous les domaines. D'abord utilisé pour l'éclairage, le pétrole va alimenter le moteur à explosion. Ce moteur équipe des moyens de transport nouveaux et donne naissance aux industries de l'automobile et de l'aéronautique. D'autres secteurs vont émerger successivement comme la chimie qui permet la fabrication industrielle des engrais, des colorants et des textiles artificiels. La fin du siècle voit également la naissance du cinéma et le développement des télécommunications qui transmettent au loin son et image. Cette deuxième révolution industrielle est marquée par la concentration des entreprises et par l'accroissement du rôle joué par la recherche et les capitaux. (Voir la vidéo sur le site de l’INA).
Développement durable (en anglais, sustainable developement) Développement durable (en anglais, sustainable developement)

Selon la définition donnée dans le rapport Brundtland en 1987, le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Face à la crise écologique et sociale qui se manifeste désormais de manière mondialisée (changement climatique, raréfaction des ressources naturelles, pénuries d'eau douce, écarts entre pays développés et pays en développement, sécurité alimentaire, déforestation et perte de biodiversité, croissance de la population mondiale, catastrophes naturelles et industrielles), le développement durable est une réponse de tous les acteurs (États, acteurs économiques, société civile) du développement.

Dialogue social   Dialogue social  
Si l’expression est fréquemment employée, elle n’a pas de définition unique. L’Organisation internationale du travail (OIT) la définit ainsi : « Le dialogue social inclut tous types de négociation, de consultation ou simplement d’échange d’informations entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs selon des modalités diverses, sur des questions relatives à la politique économique et sociale présentant un intérêt commun. Il peut prendre la forme d’un processus tripartite auquel le gouvernement participe officiellement ou de relations bipartites entre les travailleurs et les chefs d’entreprise (ou les syndicats et les organisations d’employeurs), où le gouvernement peut éventuellement intervenir indirectement. Les processus de dialogue social peuvent être informels ou institutionnalisés (…). Il peut se dérouler au niveau national, régional ou au niveau de l’entreprise. Il peut être interprofessionnel, sectoriel ou les deux à la fois. L’objectif principal du dialogue social en tant que tel est d’encourager la formation d’un consensus entre les principaux acteurs du monde du travail ainsi que leur participation démocratique. (…) ».
 
Différenciation   Différenciation  
En marketing, la différenciation est une technique qui a pour objectif d’apporter quelque chose d’unique à une entreprise, produit ou service, afin de se démarquer des concurrents. On peut distinguer plusieurs types de différenciation : a) La différenciation par le haut a pour but d’offrir des produits ou services de meilleure qualité ou plus élaborés que ceux de la concurrence, soit en proposant de réelles innovations, soit en travaillant sur l’image des produits ou services proposés, pour pouvoir les vendre plus cher. C’est le positionnement adopté par exemple par des marques comme BMW, Audi, etc. ; b) La différenciation par le bas vise à proposer un produit ou service moins coûteux que celui de la concurrence et ainsi pouvoir le vendre moins cher : par exemple, la Logan de Renault-Dacia ou le vélo urbain sans vitesse proposé par Décathlon. Dans les deux cas, l’objectif est de créer un écart avec les produits présents sur le marché, que ce soit dans le coût de revient ou dans le prix de vente.
(voir vidéo de TF1 datant du 3 janvier 2013 sur les facteurs de succès commercial des automobiles allemandes : Marché Auto : Pourquoi les allemandes se vendent mieux que les françaises ?)
Division internationale du travail (DIT)   Division internationale du travail (DIT)  
Le commerce international est le résultat d’une division du travail qui s’opère à l’échelle du monde. L’échange international est nécessaire car les pays ne peuvent produire l’ensemble des biens et des services dont ils ont besoin. Chaque pays peut donc se spécialiser dans la production d’un certain type de bien et pratiquer des échanges avec les pays disposant d’une autre spécialisation. La répartition des différentes spécialisations entre tous les pays du monde constitue la DIT. Longtemps, la DIT fut fondée sur l’échange de matières premières et de produits de base provenant des pays en développement contre des produits manufacturés exportés par les pays industriels.

Aujourd’hui, la DIT traditionnelle a laissé place à une nouvelle division internationale du travail, où les pays émergents produisent des biens manufacturés. Ces productions destinées à l’exportation sont parfois relativement peu complexes (textile chinois), mais peuvent aussi l’être davantage : composants électroniques, ordinateurs. Les pays du sud produisent également des services (centres d’appels téléphoniques au Maroc, édition de logiciels en Inde). Les pays développés, quant à eux, ont tenté de se spécialiser dans les productions à forte teneur technologique, les services de conception, les services financiers ou les biens d’équipement. Il faut remarquer que la « nouvelle DIT » ne semble pas concerner avec la même intensité toutes les régions du monde : l’Afrique par exemple, conserve une structure de spécialisation relativement défavorable.
(Voir vidéo de France 3 datant du 21 octobre 2009 « Tunisie – Le tour du monde d’un jean »)
Éco-conception   Éco-conception  
L’éco-conception vise à réduire les impacts environnementaux des produits dès leur conception. Selon l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME), c’est une approche fonctionnelle et intégratrice qui prend en compte tous les impacts au long du cycle de vie du procédé ou du produit, depuis l’extraction des matières premières jusqu’aux déchets issus de la fabrication, ainsi que leur transport et leur utilisation. Le produit éco-conçu vise à remplir une fonction et satisfaire un besoin avec la meilleure éco-efficience possible, c'est-à-dire en utilisant les ressources de façon efficace et en minimisant les impacts environnementaux et sanitaires.
 
Économie circulaire   Économie circulaire  
Selon l’historien-géographe Jean-Claude Lévy, l’économie circulaire est un système économique apte à réintroduire dans le cycle de la production et de la consommation tous les déchets, sous-produits ou objets usés, qui redeviennent alors soit matières premières nouvelles, soit objets réutilisables. Ce système met en jeu une grande diversité d’acteurs industriels, techniciens, scientifiques, aménageurs, personnes des administrations publiques et privées, élus, etc.
 
Efficacité énergétique Efficacité énergétique
 L’efficacité énergétique est une diminution de la consommation d’énergie nécessaire pour un même service rendu, alors que les économies d’énergie ont plus largement pour objectif une réduction de l’énergie consommée sans que le service rendu soit forcément identique. Par exemple, si je baisse le chauffage et mets un pull, je réalise une économie d’énergie, mais mon confort thermique ne sera pas équivalent, alors que si j’investis dans une meilleure isolation de mon logement, je réduis ma consommation sans toucher à mon confort. L’augmentation de l’efficacité énergétique représente une piste d’économies très importantes pour les industriels. 
Employabilité   Employabilité  
Il n’existe pas de consensus sur une définition de l’employabilité. Ce concept exprime la capacité à maîtriser différentes phases de son parcours professionnel et à adapter en permanence l’ensemble de ses compétences et de sa force de travail aux exigences du marché. Son développement et son maintien imposent de grandes exigences en matière d’orientation et de formation professionnelles.

Entreprise de taille intermédiaire Entreprise de taille intermédiaire
 : appartiennent à une catégorie d'entreprise située entre celle des petites et moyennes entreprises (PME) et celle des grandes entreprises (GE). Le décret d'application n°2008-13541 de l'article 51 de la Loi de modernisation de l'économie de 2008 (LME) définit précisément les critères d'appartenance, pour une entreprise, à la catégorie des ETI. Elles occupent moins de 5000 salariés et ont un chiffre d'affaires annuels qui n’excèdent pas 1,5 milliard d'euros ou un total du bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros. 
 
Exode rural   Exode rural  
Déplacement de population des zones rurales vers les zones urbaines. L'exode rural, caractéristique de la révolution industrielle, a touché l'Angleterre au XVIIIe siècle et le reste de l'Europe à partir du XIXe siècle. De nos jours, l'exode rural concerne surtout les pays en développement où les campagnes surpeuplées alimentent une importante migration vers les villes en forte croissance.
 
Filiale   Filiale  
Entreprise détenue à plus de 50 % par une autre entreprise.
 
Filière   Filière  
Ensemble des activités complémentaires qui concourent, d'amont en aval, à la réalisation d'un produit fini. On parle ainsi de filière électronique (du silicium à l'ordinateur en passant par les composants) ou de filière automobile (de l'acier au véhicule en passant par les équipements). La filière intègre en général plusieurs branches.
 
Fordisme   Fordisme  
Mode d'organisation du travail mis en place par l'industriel américain Henry Ford (1863-1947) dans ses usines automobiles de Détroit, notamment pour la production de la Ford T à partir de 1907. Inspiré des travaux de l’ingénieur Frederick Winslow Taylor (1856-1915), le fordisme est basé sur : la standardisation des produits et des pièces permettant la production en grandes séries ; le travail sur des chaînes de montage (dit « travail à la chaîne ») ; l'augmentation du pouvoir d'achat des ouvriers. Cette dernière permet de compenser la perte d'intérêt des ouvriers face aux tâches répétitives et permet de stimuler la demande de biens, ouvrant la voie à la consommation de masse. Voir aussi Organisation scientifique du travail.
(Voir la vidéo : Taylorisme et fordisme - Quiz)
Formation en alternance L Formation en alternance L
a formation en alternance repose sur l’alternance des enseignements et des apprentissages généraux, professionnels ou technologiques, dans des lieux choisis de formation (Éducation nationale ou organismes privés), avec une activité dans un milieu professionnel en relation avec la formation reçue.
Gain de productivité   Gain de productivité  
Un gain de productivité traduit, à quantité de travail ou d'outils de travail inchangée, une amélioration (en qualité ou en quantité) de la production d'une unité ou d'une entreprise. Voir aussi Progrès technique
(Voir la vidéo sur le site du collectif d’enseignants en économie et gestion du lycée Jules Guesde de Montpellier, Economie2000.com)
Industrie   Industrie  
Jusqu’au XVIIIe siècle, le terme désignait l’habilité à exécuter une tâche, une profession ou l’ensemble des opérations qui concourent à la production et la circulation des richesses (voir en anglais industry). Il est parfois encore employé dans ce sens.
Selon l’Insee : « En première approximation, relèvent de l'industrie les activités économiques qui combinent des facteurs de production (installations, approvisionnements, travail, savoir) pour produire des biens matériels destinés au marché ». Une distinction est généralement établie entre l'industrie manufacturière (mécanique, textile, etc.) et les industries d'extraction (mines, pétrole, etc.). Une autre distinction commune oppose les industries de biens de consommation aux industries de biens de production.
Industrie lourde   Industrie lourde  
Le terme d'industrie lourde désigne les activités nécessitant, pour exister, l'emploi d'outils et de capitaux très importants. Il n'existe pas de liste officielle des activités considérées comme faisant partie de l'industrie lourde. On peut cependant considérer les secteurs liés à la production ou la transformation de matières premières comme les mines, la métallurgie, la papeterie et la chimie de première transformation comme des exemples d'industrie lourde.
 
Industry   Industry  
Terme anglo-saxon qui désigne un secteur d’activités (exemple : automotive industry pour secteur automobile). On emploie parfois le mot français « industrie » dans l’acception du terme industry, par exemple dans des expressions comme industrie bancaire, industrie agricole, industrie des transports, soit en relation avec l’usage ancien du mot, soit par mauvaise traduction de l’anglais. Voir aussi Manufacturing.


Innovation Innovation
 : La dernière version du manuel d'Oslo définit quatre catégories d'innovations :
- de produit ou de prestation (quand il s'agit d'une entreprise du commerce ou des services) : création d'un nouveau produit ou offre d'une nouvelle prestation commerciale ou de service ;
- de procédé : mise en œuvre de nouvelles techniques pour la production de biens ou la réalisation de prestations de services ;
- d'organisation : les cercles de qualité en sont un exemple ;
- de marketing : par exemple la mise en franchise ou la promotion sur Internet.

Internationalisation   Internationalisation  
Stratégie de développement d’une entreprise en dehors de son marché national. Elle peut emprunter différentes formes, de la simple exportation à une implantation multinationale ; ou reposer sur des approches intermédiaires telles que des contrats de licence, des partenariats, des participations financières.
 
Investissements directs à l'étranger (IDE)   Investissements directs à l'étranger (IDE)  
Selon le Fonds monétaire international (FMI) : « engagements de capitaux effectués en vue d'acquérir un intérêt durable, voire une prise de contrôle, dans une entreprise exerçant ses activités à l'étranger ». Les IDE peuvent prendre trois formes principales : rachat d'au moins 10 % des parts d'une société exerçant ses activités à l'étranger, implantation d'une entreprise hors du territoire national ou réinvestissement sur place des bénéfices réalisés par une entreprise implantée à l'étranger.
Joint-venture Joint-venture
. Voir Co-entreprises
Licence   Licence  
Droit d’utilisation (ou d’exploitation) d’un titre de propriété industrielle concédé par son détenteur à un tiers dénommé « licencié », en général en contrepartie de redevances. Le concédant reste propriétaire du titre. La licence peut être exclusive (licencié unique) ou non exclusive, et doit être concédée pour une durée déterminée (souvent renouvelable).
 
Loi de Moore   Loi de Moore  
En 1965, Gordon Moore, co-créateur d’Intel, énonce une théorie, devenue aujourd’hui la « loi de Moore », selon laquelle le nombre de transistors double sur une puce tous les dix-huit mois environ. Ce postulat empirique sur les semi-conducteurs et la miniaturisation s’est révélé exact et explique l’augmentation très rapide de la puissance de calcul et de la quantité de mémoire des ordinateurs ou des dispositifs électroniques dits « embarqués » (les puces de nos machines à laver ou de nos téléphones portables).
Lutte des classes   Lutte des classes  
Concept qui cherche à rendre compte des enjeux et des tensions au sein d'une société divisée en classes sociales, chacune luttant pour sa situation sociale et économique. Pour Karl Marx et Friedrich Engels, qui ont assuré la diffusion internationale de cette notion, la lutte des classes est un moteur de la transformation des sociétés et de l'Histoire. La classe dominante de la société capitaliste est identifiée à la « bourgeoisie » ; elle domine « le prolétariat ». Cette théorie a été adoptée par de nombreux courants syndicalistes, socialistes, communistes, révolutionnaires ou réformistes, aux XIXe et XXe siècles, et a fourni un cadre théorique aux luttes pour l'amélioration des conditions de vie des travailleurs.
 
Maison-mère   Maison-mère  
La société-mère ou maison-mère est la société qui détient le capital d’une ou plusieurs autres. Ainsi si l’entreprise X est détenue à 75 % par l’entreprise Y, cette dernière est considérée comme étant la maison-mère. Elle coordonne les activités de chaque filiale de manière plus ou moins dirigiste.
Manufacture   Manufacture  
Une manufacture (du latin manufactura, « fait à la main ») est un bâtiment industriel dans lequel des produits sont fabriqués à la main par des ouvriers.
Manufacturing   Manufacturing  
Terme anglo-saxon qui désigne la fabrication, la production et, plus généralement, l’industrie manufacturière

Médicaments génériques Médicaments génériques
 : Un générique est la copie d’un médicament de marque (appelé médicament princeps) c’est-à-dire qu’ils comprennent le même principe actif et exactement les mêmes propriétés (efficacité, indications, posologie, effets secondaires, précautions d’emploi, etc.). Le médicament générique peut être produit après expiration du brevet du médicament de marque (ou en l’absence de brevet).  
Métier en tension   Métier en tension  
Métier pour lequel il existe une forte demande de recrutement que les employeurs peinent à satisfaire. Ce ne sont pas forcément les métiers qui représentent les plus gros volumes de recrutement mais leur pénurie peut empêcher le développement de l’entreprise ou demander un temps trop long de recrutement (plusieurs mois). Voir aussi Chaudronnier
Mondialisation   Mondialisation  
Ce terme désigne à l'origine un phénomène économique et financier d’accroissement des mouvements de biens, de services, de main-d’œuvre, de technologie et de capital à l'échelle internationale. Dans les années 1960, il reste d’abord cantonné aux travaux académiques puis connaît une faveur croissante à partir des années 1980 dans les sphères médiatique, politique et sociale. Aujourd’hui, la notion de mondialisation n’est pas propre à l’économie : elle mobilise également des travaux en géographie, en histoire, en science politique…
(Voir la vidéo sur le site du collectif d’enseignants en économie et gestion du lycée Jules Guesde de Montpellier, Economie2000.com)
Normes de qualité ISO 9001   Normes de qualité ISO 9001  
Une norme est un document, établi par voie de consensus entre experts du sujet et approuvé par un organisme reconnu, qui fournit des lignes directrices sur la conception, l’utilisation ou la performance des matériaux, produits, processus, services, systèmes ou personnes. La norme ISO 9001 est devenue la référence internationale des exigences en matière de management de la qualité dans les relations interentreprises, notamment : suivre les conditions réglementaires applicables, améliorer la satisfaction des clients et optimiser constamment les performances afin d'atteindre ces objectifs.
Opérateur   Opérateur  
Personne chargée de faire fonctionner ou manœuvrer des systèmes ou des machines. À partir des années 1970, ce terme tend à se substituer à celui d’ouvrier dans le discours patronal, mettant l’accent sur la responsabilité, l’autonomie et la logique de compétences du travailleur.
Organisation Mondiale du Commerce Organisation Mondiale du Commerce
: L'OMC ( en anglais, World Trade Organization) est une organisation internationale. Elle édicte des règles régissant le commerce des marchandises, des services, des biens agricoles et industriels et de la propriété intellectuelle entre les pays. Son but est d'aider, par la réduction des obstacles au libre-échange, les producteurs de marchandises et de services, les exportateurs et les importateurs à mener à bien leurs activités.
Organisation Scientifique du Travail (OST)   Organisation Scientifique du Travail (OST)  
Méthode de gestion et d'organisation des ateliers de production, dont les principes ont été développés par Frederick Winslow Taylor (1856-1915) en 1911 dans son livre The Principles of Scientific Management. Liée à l'essor des sciences de gestion et du management, elle est aussi communément appelée taylorisme. Le fordisme en fera une très large application. Cette méthode consiste en une analyse détaillée des modes et techniques de production (gestes, rythmes, cadences, etc.) visant à établir la meilleure façon de produire (définition, délimitation et séquençage des tâches), de rémunérer (passage du salaire à la tâche au salaire horaire) et, enfin, d'obtenir des conditions propres à fournir le rendement maximum. Taylor a ainsi introduit dans le monde du travail une séparation radicale entre ceux qui conçoivent et ceux qui produisent : l’ouvrier n’est pas là pour penser, mais pour exécuter des gestes savamment calculés pour lui après avoir été chacun chronométrés.
Première révolution industrielle   Première révolution industrielle  
La Première révolution industrielle, fondée sur l'énergie du charbon et sur la machine à vapeur, a entraîné l'industrialisation d'une partie de l'Europe à partir de 1820, puis des Etats-Unis. Vers 1850, les industries textiles et métallurgiques se mécanisent tandis que les chemins de fer se développent. Ce machinisme transforme à la fois les conditions de travail, la taille des entreprises et le volume de la production.
Principe de précaution   Principe de précaution  
Le principe de précaution est un principe encadrant l’action en situation d’incertitude. Il a pour but de mettre en place des mesures pour prévenir des risques présumés de dommages graves, en l’absence de certitude scientifique sur l’innocuité d’un produit ou d’un procédé, dans le domaine de l'environnement et de la santé.
Le principe de précaution a été formulé pour la première fois en 1992 dans le Principe 15 de la Déclaration de Rio : « En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l'adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l'environnement. ». En France, la loi Barnier de 1995 précise que « l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économiquement acceptable ». Cet article figure aujourd’hui dans l’article 5 de la Charte de l’environnement qui a valeur constitutionnelle.
Abusivement présenté comme un principe d’inaction ou d’abstention, le principe de précaution pousse à entreprendre des recherches pour réduire l’incertitude sur les risques d’une technologie ou d’un produit et permettre une meilleure estimation du rapport entre les bénéfices et les risques.
Compte tenu du champ très large d’application de ce principe et de son imprécision sur ce qu’il prescrit, il est controversé par ceux qui le voient comme un frein à la mise en œuvre d’innovations potentiellement utiles ou profitables.
Prix de revient Prix de revient
. Voir Coût de revient
Production   Production  
Activité exercée sous le contrôle et la responsabilité d'une unité institutionnelle qui combine des ressources en main d'œuvre, capital et biens et services pour fabriquer des biens ou fournir des services. Les processus purement naturels sans intervention ou contrôle humain ne font pas partie de la production.
 
Produit différencié Produit différencié
. Voir Différenciation
Produit intérieur brut (PIB) Produit intérieur brut (PIB)
 : Le produit intérieur brut (PIB) est un indicateur économique très utilisé, qui mesure le niveau de production d'un pays. Il est défini comme la valeur totale de la production interne de biens et services, dans un pays donné au cours d'une année donnée, par les agents résidents à l’intérieur du territoire national. La structure du PIB par secteur permet de mesurer l’apport de chaque secteur à la croissance nationale. Le PIB par habitant sert d’indicateur du niveau de vie d’une population. Le PIB est critiqué par certains économistes, car il ne rend pas compte des activités non marchandes ou altruistes comme le logiciel libre ou l’activité des femmes au foyer. Il est également critiqué par les défenseurs de l’environnement, car il ne tient pas compte de la consommation du stock de ressources naturelles non renouvelables.
Progrès technique   Progrès technique  
Le progrès technique consiste à utiliser plus efficacement les facteurs de production. Il permet soit d’augmenter le volume de la production pour une quantité donnée de facteurs, soit d’obtenir un même volume de production en économisant sur au moins un des facteurs, soit de produire des biens nouveaux ou de meilleure qualité. Il est ainsi l’un des facteurs d’accroissement de la productivité et donc de la croissance économique. Cependant, le progrès technique n’est pas assimilable au progrès économique ou social.
Protectionnisme   Protectionnisme  
Ensemble des mesures prises par un pays pour protéger sa production contre la concurrence des productions étrangères. Il peut prendre la forme : de barrières tarifaires, se traduisant par des droits de douane (on applique à un produit importé une taxe représentant un pourcentage de sa valeur de manière à accroître son prix), de limitations quantitatives aux importations (quotas), d'interdiction totale de certaines importations, de clauses de préférence pour les fournisseurs locaux ou de mesures administratives contraignantes en terme de normes de consommation, sanitaires ou techniques.
Protocole de Kyoto   Protocole de Kyoto  
Traité international ayant pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5,5% en moyenne par rapport aux niveaux de 1990 dans les pays engagés, durant la période d’engagement 2008-2012. Une seconde période d'engagement 2013-2020 a été fixée lors du sommet de Doha en décembre 2012. Le protocole a été signé le 11 décembre 1997 ; pour entrer en vigueur, il devait être ratifié par 55 pays ; il est entré en vigueur le 16 février 2005. En pratique, les sanctions consécutives au non-respect du protocole de Kyoto n’ont jamais été clairement définies.
Recherche et développement (R&D)   Recherche et développement (R&D)  
Selon l’OCDE, la R&D englobe les travaux de création entrepris de façon systématique en vue d'accroître la somme des connaissances, y compris la connaissance de l'homme, de la culture et de la société, ainsi que l'utilisation de cette somme de connaissances pour de nouvelles applications. Elle regroupe de façon exclusive les activités suivantes : la recherche fondamentale ; la recherche appliquée ; le développement expérimental.
 
Relocalisation   Relocalisation  
Elle peut être définie comme le retour dans un pays d'une activité qui avait précédemment été délocalisée dans un autre pays. Voir aussi Délocalisation
 
Responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises Responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises
: Concept qui répond à une demande de la société civile et selon lequel les entreprises doivent intégrer les préoccupations du développement durable dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes, sur une base volontaire. Selon le Ministère de l’Ecologie, il s’agit de la « contribution des entreprises aux enjeux du développement durable » qui intègre les trois piliers environnementaux, sociaux et économiques. L’adjectif « sociétal » est recommandé, car jugé plus large et plus pertinent que « social », plus restrictif. En France, les lois issues du Grenelle de l’Environnement imposent des obligations juridiques et des exigences de publication aux entreprises cotées en matière de RSE.
Révolution industrielle   Révolution industrielle  
L'expression « révolution industrielle » aurait été créée par Adolphe Blanqui, vers 1837-1838, pour désigner le passage rapide d'une société à dominante agraire et artisanale à une société commerciale et industrielle. L'utilisation de cette expression est contestée par des historiens comme Fernand Braudel, pour qui le mot « révolution » ne devrait s'appliquer qu'au Royaume-Uni, mais pas aux autres pays occidentaux, comme la France par exemple, pour qui le terme « industrialisation » est plus adapté.
Services   Services  
D’après l’Insee, une activité de service se caractérise essentiellement par la mise à disposition d'une capacité technique ou intellectuelle. À la différence d'une activité industrielle, elle ne peut pas être décrite par les seules caractéristiques d'un bien tangible acquis par le client. Compris dans leur sens le plus large, les services recouvrent un vaste champ d'activités qui va du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les activités scientifiques et techniques, les services administratifs et de soutien, l'éducation, la santé et l'action sociale. En France, ce vaste ensemble est dénommé « activités tertiaires ». On y distingue le tertiaire marchand (transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières) du tertiaire non-marchand (éducation, santé, action sociale, administration...). Les « secteurs des services » désignent l’ensemble plus restreint des services aux entreprises et aux particuliers.
Shed   Shed  
Anglicisme qui désigne la toiture en dents de scie servant de couverture aux ateliers industriels.
Société de la connaissance   Société de la connaissance  
Depuis le milieu de la décennie 1990, l’Union européenne annonce (en s’en félicitant) l’entrée dans une nouvelle forme de société, définie comme une « société du savoir » ou encore une « société basée sur la connaissance ». La société de la connaissance reprend en partie la notion de société de l'information, désignant une société dans laquelle se généralisent la diffusion et l’usage d’informations et qui s’appuie sur des technologies de l'information et de la communication (TIC) à bas coûts. Elle met plus largement l'accent, non sur les flux d’information et les réseaux qui les supportent, mais sur le savoir, l'expertise, la créativité et l'innovation dans le développement économique.
 
Société post industrielle   Société post industrielle  
Apparue à la fin des années 1950, l'expression désigne une période historique nouvelle qui succède à la société industrielle et qui se caractérise par un déplacement de l'activité économique des biens vers les services.
Sous-traitance   Sous-traitance  
La sous-traitance est un contrat par lequel une entreprise demande à une autre entreprise, le « sous-traitant », de réaliser une partie de sa production ou des composants nécessaires à sa production. Si toute la production d’une entreprise est réalisée par des sous-traitants, celle-ci est dite fabless (dépourvue de fabrication).

Spécialisation économique Spécialisation économique
 : elle fait référence au positionnement sectoriel des territoires (régions, zones d'emploi, pays, etc.). L’activité économique se répartit différemment selon les territoires c’est-à-dire que chaque territoire dispose d’un profil sectoriel particulier. Pour établir ce profil, on calcule le poids de chaque secteur dans l’économie en s’appuyant sur le nombre d’emploi ou sur la valeur ajoutée. A partir de là, on dira qu’un territoire est spécialisé lorsqu’on observe une concentration d’une ou plusieurs activité(s) dominante(s). La théorie économique montre que la spécialisation économique est à l’origine d’économies d’agglomération. 

Start-up Start-up
 :  appelée jeune pousse est une jeune entreprise à fort potentiel de croissance et qui fait la plupart du temps l'objet de levée de fonds. On parle également de startup pour des entreprises en construction qui ne se sont pas encore lancées sur le marché commercial (ou seulement à titre expérimental). Elle est en phase plus ou moins longue de développement d'un produit, de test d'une idée, de validation d'une technologie ou d'un modèle économique... le risque d'échec est décuplé par rapport à des entreprises traditionnelles. 
Syndicat   Syndicat  
Association chargée de défendre les intérêts professionnels, tant individuels que collectifs, de ses membres. Les syndicats de salariés existent officiellement depuis la loi Waldeck-Rousseau de 1884 qui les a autorisés. Il existe aussi des syndicats patronaux (MEDEF, CGPME), des syndicats corporatistes défendant une seule profession (la FNSEA pour les agriculteurs, par exemple) et des syndicats dits « confédérés », rassemblant tous les travailleurs par branche d’activité (CGT, FO, CFDT, CFTC, SUD...)
Taylorisme Taylorisme
. Voir Organisation scientifique du travail
Technologies de l'information et de la communication (TIC) Technologies de l'information et de la communication (TIC)
: Ce terme regroupe les techniques utilisées dans le traitement et la transmission des informations, principalement de l'informatique, de l'Internet et des télécommunications.
Textiles techniques Textiles techniques
 : ce terme désigne les textiles hautes performances aux propriétés spécifiques adaptées à des usage bien définis. L'habillement, au sens traditionnel du terme, ne fait pas partie des textiles techniques sauf s'il possède des propriétés particulières (protection, image, bien-être, sports & loisirs).  
Toyotisme   Toyotisme  
Le toyotisme désigne une organisation du travail élaborée dans les années 1960 par l'ingénieur japonais Taïchi Ohno et mise en place au sein de l'entreprise Toyota. Le toyotisme se veut d'abord une amélioration du taylorisme et du fordisme, considérés comme insuffisants pour assurer une adaptation rapide des entreprises aux marchés. Il est basé sur une plus grande responsabilisation des travailleurs qui voient leurs tâches enrichies, deviennent polyvalents et doivent s'impliquer dans leur équipe. Leurs avis sont pris en considération ; ils participent au diagnostic des problèmes et à leur résolution.
(Voir la vidéo sur le site de l’INA )
Transition énergétique   Transition énergétique  
Passage d'un type d'économie basée sur des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon…), non renouvelables et émettrices de gaz à effet de serre (GES), qui constituent 80 % de la consommation d'énergie primaire actuelle, vers un nouveau mix énergétique basé sur des énergies renouvelables, propres et sûres (énergie hydraulique, solaire, éolienne, géothermique, etc.), et sur une meilleure efficacité énergétique (voir ce mot). La biomasse (énergie renouvelable si l'on replante l'équivalent de ce qu'on brûle, mais qui dans certains pays vient d'une déforestation non compensée) et l'énergie nucléaire (qui n'émet pas de gaz à effet de serre, mais peut poser des problèmes de sûreté de fonctionnement ou de gestion des déchets) font l'objet de controverses.

Troisième révolution industrielle   Troisième révolution industrielle  
Amorcée dans la deuxième moitié du XXe siècle, cette révolution se caractérise principalement par : l'utilisation d'une énergie nouvelle (le nucléaire), le développement de l'électronique et de l'informatique qui rend possibles la production de matériels miniaturisés et l'automatisation poussée de la production, la multiplication des produits de synthèse, le développement des technologies spatiales et celui des biotechnologies. Internet en constitue le symbole emblématique au début du XXIe siècle. Les bornes de cette troisième révolution demeurent floues.
Valeur ajoutée Valeur ajoutée
: la valeur ajoutée d’une entreprise est la différence entre le montant de ce qu’elle vend à ses clients et de ce qu’elle achète à ses fournisseurs (matières premières, outillage, sous-ensembles…). C’est la valeur produite par l’entreprise, avec laquelle elle rémunère ses salariés, finance ses investissements (ou plus exactement l’amortissement de ceux-ci), paye ses frais financiers (intérêts d’emprunts), ses impôts et ses actionnaires (dividendes) ou constitue des réserves.

Inscrivez-vous à la newsletter

Vous pouvez à tout moment nous adresser vos contributions et participer ainsi à la réflexion sur les enjeux de l’industrie.

Devenez contributeur