Chaire Futurs de l’industrie et du travail Formation, innovation, territoires (FIT²)

Chaire Futurs de l’industrie et du travail Formation, innovation, territoires (FIT²)

Par La Fabrique
Le 29/01/2018

Pourquoi ?

On assiste à l’émergence de plusieurs facteurs de risques pour la prospérité de notre économie et de notre société : des entreprises qui ne trouvent pas les compétences dont elles ont besoin, des actifs qui ne trouvent pas les entreprises où ils auraient plaisir à travailler, des savoir-faire qui disparaissent, des territoires qui s’étiolent.

Des métiers utiles et gratifiants, des formations qui permettent de les exercer, des personnes prêtes à s’engager, des organisations capables de donner un sens à leur participation, des territoires riches de ressources ou de potentiel, n’attirent pas.

Qui ?

Des acteurs engagés et entreprenants, soucieux du développement harmonieux de leurs organisations, de leurs partenaires et de leur territoire, s’associent pour réfléchir aux moyens d’une meilleure adaptation de l’organisation du travail aux aspirations, de la formation aux besoins et de l’action des entreprises aux attentes des parties prenantes.

Le Groupe Mäder, Kea Partners, Theano Advisors, La Fabrique de l’industrie et la Fondation Mines ParisTech ont donc décidé de fonder à Mines ParisTech une Chaire « Futurs de l’industrie et du travail : formation, innovation, territoires » (FIT2).

La Chaire, animée par Thierry Weil, responsable du groupe MIDI (Management de l’innovation et dynamiques industrielles) à Mines Paristech, s’appuie sur des relations étroites avec La Fabrique de l’industrie, l’École de Paris du management et la Commission Éducation, formation, emploi, territoires de l’Académie des technologies, ainsi que sur de nombreux réseaux de chercheurs, mobilisés en fonction des projets.

Comment ?

La chaire produit, encourage, publie et valorise des travaux sur les futurs possibles de l’industrie, du travail, de la formation et de l’innovation et sur les politiques publiques qui les affectent. Elle associe les décideurs privés et publics qui agissent pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises. Elle anime des groupes de travail rassemblant praticiens et chercheurs puis exploite leurs débats et les témoignages recueillis. Elle organise des évènements pour communiquer ses résultats et mettre en débat ses propositions. Elle participe à des actions de sensibilisation aux réalités de l’industrie, du travail et de leurs transformations. Elle documente et fait connaître des pratiques intéressantes d’innovation, d’amélioration de la qualité du travail et d’organisation de l’action collective.

Quoi ?

En 2018, la chaire FIT2 réalise 4 projets :

  • Co-organiser un colloque sur le travail en mouvement à Cerisy (13 au 20 septembre) pour rassembler dirigeants d’entreprise, directeurs des ressources humaines, syndicalistes, universitaires, acteurs publics, citoyens intéressés par le thème du travail et de ses transformations autour de trois interrogations : 1) Quelles sont les nouvelles pratiques productives et les nouvelles formes d’organisation du travail ? 2) Comment se transforment les frontières du travail ? 3) Quelles sont les implications de ces changements pour les modes de reconnaissance au travail, du travail et par le travail ?
  • Accompagner la transition vers l’entreprise du futur en repensant l’organisation du travail et en anticipant les besoins d’évolution et de formation des collaborateurs. Des séminaires seront organisés avec La Fabrique de l’industrie et l’École de Paris du management pour discuter de diverses expériences et chercher à en tirer des enseignements.
  • Libérer les énergies dans l’entreprise. De nombreuses études montrent une aspiration des individus à plus d’autonomie, tandis que leur travail reste très prescrit. Comment leur permettre d’être plus autonomes, responsables et impliqués sans créer de situations anxiogènes ? Que nous apprennent diverses expériences plus ou moins réussies, durables ou médiatisées de « libération » ?
  • Comprendre d’où vient le mépris envers les métiers de production et comment faire évoluer ces représentations. En effet, améliorer le fonctionnement de la formation professionnelle et de l’apprentissage n’aura d’impact que si les métiers auxquels ils conduisent attirent. Pour modifier nos représentations dévalorisantes des producteurs, il faut comprendre comment celles-ci se sont construites.

 

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