Industrie du futur

Depuis le lancement en septembre 2013 du 34ème plan « Usine du futur » par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg – aujourd’hui réorganisé en « Industrie du futur » -, cette notion s’est largement diffusée auprès des acteurs publics et industriels, jusqu’à être perçue aujourd’hui comme une source majeure de gains de compétitivité et d’attractivité pour l’industrie.

Par Thibaut Bidet-Mayer
Le 02/10/2016

Cette industrie du futur doit mettre un ensemble complexe de technologies (internet des objets, robotisation et automatisation, big data, réalité augmentée, fabrication additive…) au service de la production industrielle des PMI comme des grands groupes afin de la rendre plus flexible, moins coûteuse et plus respectueuse de l’environnement.

Sa mise en place doit cependant faire face à de nombreux défis : elle se heurte à un contexte de sous-investissement durable de l’industrie française, aux inquiétudes sur l’impact de la robotisation sur l’emploi, elle exige une redéfinition de l’organisation du travail et des business models, une évolution de la formation à la hauteur des exigences technologiques… Face à ces défis, toutes les entreprises n’apparaissent pas toutes autant disposées à mettre en œuvre des technologies liées à l’industrie du futur. De même, de nombreux pays se mobilisent autour de ce sujet mais y apportent des réponses différentes. La vision française peut alors se comprendre à la fois au regard de ces autres réponses et d’un contexte économique qui lui est propre.

Une note parue en septembre 2016, intitulée « L’industrie du futur : une compétition mondiale » compare les politiques en faveur de « l’industrie du futur » mises en place à travers le monde. Ce benchmark est l’occasion de faire un état des lieux du programme français et d’insister sur les atouts de nos entreprises pour réussir cette transformation.

Une autre note publiée en octobre 2016 « Travail industriel à l’ère du numérique » s’adresse aux cadres et dirigeants d’entreprises, représentants du personnel, formateurs, consultants et observateurs soucieux de l’enjeu de la transformation des compétences et des métiers industriels dans les prochaines décennies.

Une troisième note est prévue pour octobre 2017, réalisée en partenariat avec la fondation Jean Jaurès et la fondation allemande Friedrich Ebert. Mobilisant des analyses françaises et allemandes, ainsi que des exemples d’entreprises et de territoires des deux pays, elle étudie les conditions nécessaires pour que l’industrie du futur puisse constituer à la fois un progrès technique et un progrès social.

 

 

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