Les Français dans la mondialisation : qui perd, et combien ?

Un constat s’impose : l’imbrication de l’industrie et des services est devenue si forte qu’elle rend de moins en moins pertinente cette distinction traditionnelle. À l’inverse, les différences semblent toujours plus marquées entre les secteurs exposés à la concurrence internationale et ceux qui en sont abrités.

Par Philippe Frocrain
Le 06/12/2016
La Fabrique de l’industrie souhaite poursuivre ses travaux sur l’étude du lien entre mondialisation et emploi en France. Alors que la note « Dynamique des emplois exposés et abrités en France » apporte une vue d’ensemble sur le poids, l’évolution, et la composition des emplois exposés à la concurrence internationale dans notre économie, cette nouvelle étude adoptera une approche résolument microéconomique.
En effet, les conséquences de la mondialisation ne s’apprécient pas seulement sur la base du solde net entre les emplois exposés créés et les emplois exposés détruits, mais également à partir du suivi des trajectoires professionnelles des travailleurs exposés. Plus précisément, il s’agira d’évaluer la facilité avec laquelle les travailleurs exposés licenciés parviennent à retrouver un emploi, à migrer d’un secteur d’activité à un autre, d’une région à une autre, ou encore à maintenir leur niveau de rémunération à long terme. Pour déterminer si les travailleurs exposés sont plus vulnérables que les autres nous procéderons, à des fins comparatives, à un suivi similaire pour un groupe de travailleurs abrités de la concurrence internationale. Ces résultats sur les coûts micro-économiques de la mondialisation pourraient venir nourrir la réflexion collective autour des actions compensatoires à mener en faveur des perdants du libre-échange.

Nous vous proposons la synthèse publiée en septembre 2016 «Les emplois exposés et abrités, nouvelle analyse des dynamiques économiques » ainsi que la note sortie en décembre 2016 « Dynamique des emplois exposés et abrités en France ».

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