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Formation professionnelle : une urgence pour la compétitivité industrielle

Selon le ministère du Travail, plus de 300 000 emplois n’ont pas été pourvus en France en 2011, souvent faute de candidats qualifiés. En outre, 150 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif sans qualification ni diplôme. Une réforme du système de formation professionnelle apparaît nécessaire ; elle figure d’ailleurs à l’agenda politique. La Fabrique de l’industrie s’implique dans cette réflexion et ouvre une vaste consultation, pour croiser les regards d'experts et faire connaître des pratiques de terrain enrichissantes.

 

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En savoir plus sur la formation professionnelle en France                                                                Formation professionnelle : une urgence pour la compétitivité industrielle
Témoignages  
      - de jeunes et de salariés
      - d'acteurs de la formation
      - d'entreprises industrielles
 
Points de vue d'experts  
Exemples de pratiques concrètes et intéressantes  

 

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Orientation
« L’orientation scolaire, comme les parents, ont tendance à sacraliser l’enseignement général au détriment des formations professionnelles. Sans le Bac, point de salut. »
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Parmi les témoignages recueillis :

« Les politiques d’orientation scolaire, tout comme les parents, ont tendance à sacraliser l’enseignement général et théorique au détriment des formations professionnelles. ’Sans le Bac, point de salut’. »

 

« Il existe de nombreux acteurs et dispositifs à l'échelle nationale, régionale et locale. De même, le foisonnement des diplômes professionnels accroît le manque de visibilité : 'Trop d'information tue l'information'. »

 

« Il y a un véritable choix entre s'engager dans des études générales pour faire carrière ou entreprendre une formation professionnalisante et donc renoncer à la carrière. »

Une majorité d'acteurs publics


Les acteurs de l'orientation sont pour la grande majorité des acteurs publics. L'Education nationale joue évidemment un rôle prédominant. Au-delà de la place importante tenue par les enseignants et les établissements scolaires dans l'accompagnement des élèves, les centres d'information et d'orientation (CIO) tout comme l'Office national d'information sur les enseignements et les professions (ONISEP) sont placés sous la tutelle du ministère de l'Education nationale.

Ensuite, de nombreuses autres institutions sont placés sous l'autorité publique : le réseau des centres d'information et de documentation jeunesse (CIDJ) dépend du ministère de la Jeunesse et des sports, les missions locales sont régies par un contrat signé par l'Etat et différentes parties prenantes et sont dirigées par un élu local, les CARIF sont financés par l'Etat et les régions, etc.


Enfin, les entreprises (et tout particulièrement les entreprises industrielles) s'impliquent de manière grandissante dans l'orientation scolaire pour mieux faire connaître leurs métiers et pour améliorer l'attractivité de leur secteur d'activité.
 

"Trop d'info tue l'info"


L’accès à une information claire, objective et de qualité constitue un préalable pour toute prise de décision, en particulier dans le domaine de la relation formation-emploi.

L’orientation scolaire et professionnelle représente une étape décisive dans la construction des parcours. Un enjeu majeur est d’offrir aux jeunes, aux salariés et aux entreprises une bonne lisibilité sur l’offre de formationqui, trop souvent, font face à un foisonnement tant des acteurs de l’orientation que des diplômes professionnels.

Le déficit d’attractivité de nombreux industriels se joue le plus souvent dès cette étape de l’orientation. Promouvoir leurs métiers auprès des jeunes est alors essentiel.
 

Améliorer la lisibilité de l'offre


Le CARIF-OREF d’Île-de-France anime par exemple le site « 
Les Métiers.net » qui vise à faciliter les choix d’orientations en proposant des fiches métiers et formations, des descriptions de parcours professionnels, etc.

De son côté, l'ONISEP a créé le site « Mon industrie.fr » afin de mettre en avant des parcours de salariés de l'industrie et combattre les idées reçues sur les métiers industriels.

Par ailleurs, le rapprochement entre école et entreprise est au coeur de programmes tels que « Classe en entreprise » (FIEEC) ou encore du dispositif « Découverte professionnelle » de l'Education nationale.

Enfin, de nombreuses entreprises s'impliquent dans des opérations d'information sur leurs métiers à l'image du salon SMILE organisé par le pôle de compétitivité Arve Industrie.
 

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Formation initiale
« La formation initiale est trop déterminante, elle conditionne l’ensemble de la carrière. C’est un réel problème qui relève de l’Education nationale. »
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Parmi les témoignages recueillis :

« La formation initiale est trop déterminante, elle conditionne l’ensemble de la carrière. C’est un réel problème qui relève de l’Education nationale. »

« La qualité des formations est inégale. Les formations dispensées n’offrent pas forcément de débouchés aux jeunes. Les industriels sont aussi fautifs. »

« Si l’apprentissage est la ''voie royale'' pour faire entrer les jeunes dans l’industrie, les PMI n’ont pas toutes les moyens de former ni d’embaucher par la suite. Les grands groupes doivent jouer un rôle d’interface. »

 

« Les PME ont besoin de s’appuyer sur les branches professionnelles pour comprendre leurs besoins de compétences à moyen et long termes. Le véritable problème est celui de l’évolution des métiers dans les années futures. »

Une responsabilité partagée


Les principaux acteurs de la formation initiale sont publics : lycées, universités, centres de formation d'apprentis (CFA), etc. De nombreuses structures privées existent néanmoins. Certains CFA sont en effet placés sous le contrôle de branches ou de syndicats professionnels, des chambres de commerce et d'industrie, etc. Par ailleurs, un nombre grandissant d'entreprises propose aujourd'hui des formations gérées de manière autonome afin de répondre à leurs besoins spécifiques en compétences (ces diplômes ne sont toutefois pas systématiquement reconnues et labellisées par l'Etat).
 

Valoriser les métiers industriels


Les formations professionnalisantes connaissent une fréquentation en baisse du fait notamment d'une méconnaissance de la réalité des métiers industriels.

Il est primordial de revaloriser leur image et de créer et de développer des passerelles entre les filières de formation afin de permettre des réorientations et de renforcer les perspectives d'évolution de carrière.

L'adéquation entre l'offre de formation locale et les besoins des entreprises est également importante. Elle suppose que ces dernières s'impliquent davantage au niveau de leur territoire dans la définition des cartes de formation.

Enfin, le développement des formations en alternance constitue une piste privilégiée pour améliorer l'attractivité des formations professionnelles et technologiques. Le recours massif à l'apprentissage a en effet permis à de nombreux pays tels que l'Allemagne de répondre à la fois au problème du chômage des jeunes et contribue à diffuser une image valorisante des métiers industriels.
 

Décloisonner les cursus


Le dispositif «
Course en cours », mis en place au sein de la filière automobile tente de répondre au ce double enjeu d'amélioration de l'attractivité des métiers industriels et de rapprochement entre école et entreprise.

De nombreuses entreprises s'impliquent aussi dans la création de leurs propres diplômes et centres de formation (exemples d'Airbus ou de Veolia Environnement). De même, certains territoires s'impliquent fortement dans l'adaptation de leur offre de formation aux besoins des entreprises (exemples de la Bourgogne ou du Pas-de-Calais).
 

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Formation continue
« Les formations professionnelles sont trop cloisonnées. Il existe peu de passerelles entre les cursus et peu de réorientations et d’évolutions possibles vers d’autres diplômes. »
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Parmi les témoignages recueillis :

« Les formations professionnelles sont trop cloisonnées. Il existe peu de passerelles entre les cursus et peu de réorientations et d’évolutions possibles vers d’autres diplômes. La revalorisation des filières technologiques et professionnelles passe dès lors par une amélioration du fonctionnement et de l’accès à la formation continue. »

« Il est impératif de sortir d’un monde normé qui valorise les candidats uniquement en fonction de leur diplôme. »

« Les chômeurs de longue durée ne parviennent pas à intégrer le monde du travail faute de qualification reconnue. Ils peuvent toutefois détenir les « savoir-être » nécessaires pour occuper les postes proposés par les entreprises. Mais ces dernières ne souhaitent pas courir le risque de recruter des personnes sans qualification. »

« Le savoir-être ne s’apprend pas. On ne forme pas les personnes, ce sont les personnes qui se forment parce qu’elles y trouvent un intérêt. Il faut donc les motiver et créer une dynamique de confiance entre les différentes parties prenantes. »

Des intervenants très nombreux


La formation continue est assurée par une pluralité d'acteurs en France. On distingue d'un côté les acteurs publics tels que les groupements d'établissements (GRETA) ou le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), de l'autre les acteurs privés organisés au niveau des branches, des syndicats professionnels ou des Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA), ou encore au niveau des entreprises (universités d'entreprises, formations internes) ou des regroupements d'entreprises (groupements d'employeurs pour l'insertion et la qualification - GEIQ).
 

Atteindre les plus éloignés de l'emploi


La formation continue doit constituer un véritable outil de promotion au sein de l'industrie. Elle doit permettre à tous les salariés de maintenir et de développer leurs compétences, de faciliter leur reconversion et ainsi de soutenir leur employabilité. Elle peut en ce sens jouer un rôle majeur pour les entreprises pour mettre en avant la richesse et la diversité des perspectives offertes.
 

Entreprises et territoires se mobilisent


De nombreuses entreprises s'impliquent dans la formation de leurs salariés à travers la création d'universités d'entreprise (formation initiale et continue des salariés). L'initiative des entreprises d'insertion mérite ici d'être mise en avant. D'autres actions sont impulsées au niveau des branches, à l'image des passerelles métiers développées entre les filières automobile et aéronautique ou du programme Job Evolution, et à l'échelle territoriale, à l'instar de la démarche de gestion territoriale des emplois et des compétences (GTEC) initié par Entreprendre Ensemble et Dunkerque LNG (EDF) pour la construction d'un terminal méthanier.
 

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