Ces leviers technologiques qui sécurisent vos usines

La protection des personnes et des biens, et la valeur accordée aujourd’hui aux données, tendent à faire de la sécurité un enjeu industriel déterminant. Pour y répondre, les nouvelles technologies numériques et robotiques offrent heureusement des leviers efficaces.

Par Antoine Labuche
Le 07/12/2020

Dans un monde ouvert et concurrentiel, la sécurité s’élève peu à peu au rang des priorités industrielles, et ce au même titre que l’innovation, la productivité et la compétitivité. C’est un fait. Tandis que la technologie au sens large est depuis toujours un levier de croissance dans l’industrie, elle devient aussi un moyen de renforcer la sécurité de vos usines.

Une information plus fiable

Commençons par l’ERP. La mise en place de ce système d’information va permettre de regrouper et de gérer vos données de manière unifiée. Outil commun à toute l’usine, il évite redondances et incohérences. Résultat ? Il assure une traçabilité des informations capitales pour le bon fonctionnement de votre usine.

De plus, l’ERP est l’outil indispensable pour automatiser des processus et ainsi amoindrir les risques d’erreur humaine ou prévenir toute défaillance machine grâce au déclenchement d’alertes de maintenance par exemple.

Vision à 360° et maîtrise des risques

Pour être efficace, il devra être couplé à un IoT bien dimensionné et réparti sur toute la chaine de production. Cela pourra également permettre de déclencher des systèmes d’arrêt d’urgence pour réduire les risques liés au personnel.

De nouveaux objets connectés peuvent aussi venir renforcer la surveillance des usines et ainsi assurer l’intégrité des biens et des personnes. Les systèmes de contrôle d’accès et de vidéosurveillance du marché offrent aujourd’hui des niveaux de sophistication capables de réduire plus fortement les risques d’intrusion, de vol ou de dégradation. De quoi renforcer la protection du patrimoine physique et informatique des usines.

Et l’intelligence s’offre aussi aux industriels soucieux de préserver la santé de leurs opérateurs. Elle peut être numérique et robotique. Comme le souligne régulièrement la Fédération Syntec, les innovations technologiques comme la réalité augmentée, les exosquelettes ou la cobotique, contribuent non seulement à « augmenter » les opérateurs pour réaliser des tâches complexes, mais aussi à réduire la pénibilité physique, comme le port de charges lourdes, ou les risques liés à l’utilisation d’outils, blessures comme troubles musculo-squelettiques.

Il est aussi possible d’équiper les opérateurs de capteurs connectés (thermiques, chimiques…) dans les environnements industriels sensibles ou confinés pour mesurer une exposition risquée, le rythme respiratoire ou la pression artérielle d’une personne et réduire les accidents professionnels.

Évidemment, la mise en place de ces technologies doit être intégrée à un processus de conduite du changement. Un impératif pour permettre aux collaborateurs de s’adapter, mais aussi pour cadrer leur usage afin qu’elles ne soient pas considérées comme des instruments de contrôle ou de surveillance du personnel.

Données en transit : protégez votre patrimoine dans le Cloud

Parce que toute technologie nouvelle porte avec elle de nouveaux risques – en matière de cybersécurité ici notamment – leur intégration dans l’usine devra être progressive et surtout collaborative pour en tirer tous les bénéfices. Pour rappel, dans une étude publiée en 2019, Kaspersky révélait que les attaques contre les objets connectés avaient été multipliées par 9 entre le premier semestre 2018 et le premier semestre 2019.

De plus, cette intégration devrait aussi à nos yeux s’appuyer sur une sécurisation des données de production dans le Cloud. Non seulement les plus hauts standards (type SOC) doivent être fournis par les fournisseurs de Cloud, mais le patrimoine informationnel de l’usine devrait aussi compter sur les dernières technologies de chiffrement. Le recours à des opérateurs de Cloud européens peut aussi être envisagé. Un Cloud européen viendrait apporter de meilleures garanties aux usines lorsqu’elles font transiter leurs données. Objectif ? Diminuer le risque que toute donnée sensible soit interceptée par des acteurs malveillants…

C’est le moment de déployer la technologie au service de la sécurité de vos usines et de ceux qui la font vivre chaque jour.

 

Antoine Labuche est Responsable Commercial chez Ad Ultima Group. Avec plus de 15 ans d’expérience sur les questions d’industrie 4.0, Antoine met son expertise au service des industriels ayant une réflexion sur leur parcours global de transformation digitale.

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