Lille, Bruxelles, villes productives : expériences croisées

Le projet « Lille, Bruxelles, villes productives : expériences croisées » explore la façon dont les acteurs de l’urbanisme ou du développement économique appréhendent les transformations productives en cours et revisitent la chaîne de production de la fabrique de la ville pour une plus grande mutabilité économique.

En 2020, le Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA), en partenariat avec La Fabrique de l’industrie et l’Institut pour la recherche de la Caisse des dépôts, initie un programme de recherche et d’expérimentation sur les conditions économiques, sociales et environnementales de la « ville productive ».

La transformation des activités industrielles (transition numérique) et des conditions de travail (évolution des rythmes du travail, demande accrue pour le télétravail, féminisation des salariés parmi d’autres) ainsi que l’urgence climatique modifient le rapport des entreprises aux territoires : leur stratégie de localisation évolue tandis que les territoires doivent répondre à de nouveaux besoins, ce qui en retour influe sur la manière de concevoir les villes et le foncier en particulier. La question du maintien ou du retour des activités de fabrication dans les villes s’inscrit dans ces réflexions.

Derrière cette question se cache une diversité d’enjeux et de questionnements que ce projet cherche à éclairer. Parmi eux, la manière dont les activités productives sont appréhendées par les différents acteurs de la ville, le rôle joué par les documents d’urbanisme et autres outils de planification urbaine, la compatibilité des besoins fonciers des entreprises avec la forme urbaine existante ou encore l’acceptabilité des activités productives et leur conciliation avec l’environnement et une bonne qualité de vie. Et si l’implantation des activités productives était (re)devenue un problème d’action publique ?

Le projet « Lille, Bruxelles, villes productives : expériences croisées » a donné lieu à deux Cahiers de recherche réalisés par des chercheurs de l’Université de Lille et de l’Université libre de Bruxelles. Suite au premier cahier qui s’interrogeait sur le périmètre des activités productives en ville, le second revient sur les relations qu’entretiennent les métropoles de Lille et de Bruxelles avec les territoires avoisinants. On apprend ainsi que malgré l’existence de relations économiques qui justifierait l’établissement d’une gouvernance et de politiques publiques au sein d’un espace élargi, il est difficile de créer de nouvelles coopérations institutionnelles entre les territoires.

 

Crédit : Hugues_marie_Duclos
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Pour aller plus loin
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