La relocalisation minière, l’autre grand défi de la transition énergétique

La relocalisation minière, l’autre grand défi de la transition

L’industrie minière française* n’a pas été épargnée par la mondialisation. Face à la concurrence internationale, les dernières exploitations de France métropolitaine ont fermé entre les années 1990 et 2000, plaçant désormais les filières industrielles dans une position de dépendance aux puissances minières étrangères. Pourtant, la transition énergétique, parce qu’elle est gourmande en métaux (lithium, platinoïdes, terres rares, etc.), interroge l’opportunité d’une relocalisation minière.

La France en présente indéniablement des prémisses, entre la reprise de la prospection par les entreprises, l’actualisation en cours de l’inventaire minier par le BRGM et l’émergence imminente d’une filière d’extraction de lithium. Mais la dynamique n’en reste pas moins lente voire fragile. Les porteurs de projet se heurtent en pratique à des défis de taille, sur les plans administratif, local et économique, dont la levée reste à la main des pouvoirs publics.

*Ce Cube porte sur les activités d’extraction de minerais métalliques en France métropolitaine. Il exclut donc l’extraction de combustibles (charbon, pétrole, gaz naturel, uranium) ainsi que l’extraction de minerais de carrières (calcaire, argile, gypse, etc.).

Ce cube est un travail lié avec la Note Approvisionnements en métaux critiques. L’industrie au défi des grandes dépendances.

Couverture du Cube
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