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Pourquoi il est essentiel de s’assurer qu’un robot n’est pas une copie

Avant de faire l’acquisition d’un robot, il est indispensable de se renseigner sur son origine pour ne pas se trouver face à une copie qui ferait courir plusieurs risques à son acheteur.

Les récentes décisions judiciaires en Allemagne ont mis en lumière une question primordiale dans le domaine de la robotique. Le tribunal régional de Hambourg a récemment rendu une injonction préliminaire contre Elite Robots Germany dans une affaire de violation du droit d’auteur concernant la copie du logiciel d’Universal Robots. Pour le tribunal, il existe des similitudes très marquées tant au niveau de la disposition des deux interfaces que des commandes 3D. Elles sont organisées de manière similaire, avec les mêmes listes et les mêmes programmes. La ressemblance est frappante.

En conséquence, l’entreprise n’est pas autorisée à proposer ou à distribuer les produits visés par la décision tant que l’affaire est en cours. À première vue, cela peut sembler n’être qu’une actualité juridique technique concernant uniquement le marché allemand. Or, elle met en évidence des questions qui doivent interroger toute entreprise investissant dans l’automatisation, en particulier lors du choix d’un robot collaboratif amené à fonctionner à proximité des opérateurs et s’intégrera à la production quotidienne. Voici cinq raisons pour lesquelles il est important de savoir si son robot est une copie ou non.

La copie fait courir un véritable risque aux clients

Lorsque le logiciel ou la conception d’un robot protégé sont copiés sans autorisation, les répercussions vont bien au-delà du fournisseur et exposent toutes les parties de la chaîne de valeur à un risque juridique important. Cela peut affecter directement les clients finaux, car l’utilisation d’un produit contrefait à des fins commerciales – tel qu’un robot équipé d’un logiciel illicite intégré à une chaîne de production – peut en soi constituer une infraction à la loi.

Cela crée non seulement un risque de mesures correctives ordonnées par les tribunaux, notamment des injonctions provisoires ou définitives exigeant l’arrêt immédiat et le retrait des robots concernés, mais expose également les clients à des litiges coûteux et perturbateurs, ainsi qu’à une interruption potentielle de leurs activités.

Les systèmes d’automatisation sont des investissements à long terme destinés à fonctionner pendant des années. Une incertitude juridique au niveau du fournisseur peut donc se transformer en un risque commercial réel sur le site de production.

« Similarité » ne rime pas forcément avec « sécurité »

Les robots industriels collaboratifs sont souvent présentés comme sûrs, mais leur sécurité dépend de la manière dont ils sont conçus, testés et utilisés dans des applications concrètes.

Un robot qui ressemble à un autre système ou qui se comporte comme lui ne partage pas pour autant son profil de sécurité. La sécurité repose sur un matériel fiable, des logiciels validés, des fonctions certifiées, des limites clairement définies et une documentation adéquate. Ces éléments ne peuvent être reproduits par la seule apparence. Une similitude superficielle crée ainsi un faux – et dangereux – sentiment de sécurité, susceptible d’entraîner des blessures physiques graves pour les opérateurs et les personnes présentes sur place.

Un prix plus bas peut se traduire par des coûts plus élevés à long terme

Le prix d’achat d’un robot est facile à comparer, contrairement à son coût à long terme.

Si un fournisseur de robots se trouve impliqué dans un litige, outre la question de savoir si vous pourrez même l’utiliser légalement, vous serez également confronté à une incertitude quant à la disponibilité du produit, aux mises à jour logicielles et au support technique.

Des temps d’arrêt imprévus, l’absence de mises à jour ou des problèmes de conformité peuvent rapidement l’emporter sur les économies initiales. Cela n’a jamais été aussi pertinent, car les robots modernes sont des machines pilotées par des logiciels. Le contrôle des mouvements, les limites de force, les diagnostics et la logique de sécurité dépendent tous des logiciels.

Si les clients ne savent pas d’où provient le logiciel, à qui il appartient ou comment sa maintenance est assurée, cela introduit une incertitude dans la production. Le fait que le logiciel soit original et parfaitement maîtrisé est essentiel pour un fonctionnement fiable et prévisible dans le temps.

En automatisation, les raccourcis semblent souvent abordables au premier abord, mais s’avèrent coûteux par la suite. Et comme pour tout dans la vie : si cela semble trop beau pour être vrai, c’est probablement le cas.

L’achat de technologies contrefaites conditionne l’avenir de l’automatisation

Chaque investissement dans l’automatisation envoie un signal sur ce que le marché récompense. Opter pour une technologie originale et développée dans le respect de la loi encourage l’ingénierie à long terme, des pratiques de sécurité rigoureuses et l’amélioration continue des produits. Opter pour une technologie contrefaite produit l’effet inverse : cela banalise les raccourcis, affaiblit les incitations à investir dans la recherche et la conformité, et détourne la concurrence de la qualité et de la fiabilité.

Au fil du temps, la tolérance généralisée à l’égard des violations de la propriété intellectuelle affecte l’ensemble de l’écosystème robotique, des fournisseurs et intégrateurs aux régulateurs. Elle accroît l’incertitude et, en fin de compte, les fabricants ont davantage de mal à s’appuyer sur des plateformes stables, qui seront prises en charge et améliorées pendant de nombreuses années.

Protéger la technologie originale, c’est garantir que la concurrence repose sur une véritable innovation, une sécurité vérifiée et une responsabilité claire. L’objectif ? S’assurer que les clients investissent dans l’automatisation en toute confiance, et que la technologie sur laquelle ils comptent est conçue pour durer.

Faire confiance à l’original

Pour faire simple, au-delà des caractéristiques techniques et du prix, le choix d’un robot est avant tout une question de confiance.

Les acquéreurs doivent être certains que le robot est conforme à la législation, qu’il dispose des certifications requises et qu’il bénéficie d’un accompagnement assuré par des experts maîtrisant réellement la technologie. La confiance repose sur la transparence, la responsabilité et une expertise technique approfondie, et non sur des promesses ou une simple ressemblance visuelle.

L’automatisation occupe une place de plus en plus centrale dans l’industrie manufacturière moderne et, à mesure qu’elle se développe, les questions d’authenticité, de sécurité et d’intégrité font partie intégrante d’une prise de décision responsable.

 

 

photo de David Brandt

David Brandt

Titulaire d’un doctorat en robotique après un master en ingénierie des systèmes informatiques, David Brandt rejoint Universal Robots en 2012 en tant que développeur logiciel,...

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