Travail industriel à l’ère du numérique

La transition vers l’industrie du futur représente un enjeu technologique primordial pour les entreprises, qui se double d’un défi humain et organisationnel. Elle demande une réorganisation du travail, de nouvelles compétences, de nouveaux métiers et donc une élévation des qualifications.

Le numérique ne remplace pas le travail : il le remodèle

L’inquiétude concernant l’impact de l’automatisation sur le volume d’emplois est persistante. Pourtant, personne ne peut aujourd’hui quantifier réellement ce phénomène ; et il n’y a aucune raison de craindre un choc majeur à venir. Ce qui est certain, c’est que nous assisterons à une disparition progressive de postes peu qualifiés et à l’émergence de nouvelles tâches, nécessitant des compétences spécifiques. Il est essentiel d’anticiper ce mouvement en investissant massivement dans l’élévation des qualifications.

Les partenaires sociaux doivent être associés à la réorganisation du travail

Dans un environnement qui se « numérise », les méthodes de travail peuvent devenir plus collaboratives et les structures moins hiérarchiques. Le manager, qui dirigeait et contrôlait le travail, peut désormais animer une équipe de salariés autonomes et polyvalents. Mais cela n’est pas systématique. La réussite de ces transformations passe donc par la concertation avec les organisations représentatives du personnel. Elles veillent notamment à ce que le déploiement des outils numériques ne dégrade pas les conditions de travail et peuvent faire remonter des dysfonctionnements perçus par les salariés.

Les formations aux compétences numériques sont encore trop peu nombreuses

Selon certaines études, près de 70 % des métiers qu’exerceront les enfants actuellement en classe de maternelle n’existent pas encore. Rien que dans le numérique, les entreprises françaises et européennes peinent à recruter des profils hautement qualifiés (programmation, développement web, traitement de données, etc.). Il existe encore trop peu de formations dans nos écoles et nos universités, ce qui suscite des initiatives heureuses mais encore insuffisantes en nombre comme l’École 42 ou la Grande école du numérique.

Former les enseignants à l’usage du numérique à des fins pédagogiques

Conséquence des constats précédents, l’appareil éducatif doit adapter le contenu de formations et la façon dont ils sont dispensés. L’enseignement ne peut être seulement centré sur les savoirs « disciplinaires », il doit accorder une place plus large aux compétences transversales essentielles aux métiers de demain : adaptabilité, autonomie, travail en équipe, prise d’initiative, etc. Cela suppose d’introduire progressivement des méthodes d’apprentissage, en s’appuyant sur des outils numériques, comme les classes inversées, les formations de pair à pair ou encore les projets interdisciplinaires.

L’apprentissage permanent devient la norme

Les connaissances et les pratiques professionnelles évoluent rapidement, rendant obsolètes une partie des savoirs acquis antérieurement. L’apprentissage permanent devient la norme. De nombreuses entreprises créent aujourd’hui des environnements propices au développement des compétences de leurs salariés dans et par le travail, comme par exemple des usines-écoles (learning factories).

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