L’énigme de l’investissement

L’investissement des entreprises a de nouveau progressé en 2016, plus rapidement encore qu’en 2015, ce qui devrait augurer de belles perspectives pour l’économie française. Depuis plusieurs années pourtant, le niveau particulièrement élevé de l’investissement en France ne s’est pas traduit par le dynamisme économique qu’il aurait théoriquement dû générer. Le décalage est même tel que, depuis la fin de la crise, de nombreux experts s’interrogent sur les origines du « mal-investissement » français.

Par Thibaut Bidet-Mayer
Le 15/05/2017

Les entreprises françaises sont parmi celles qui investissent le plus en Europe. Dans le secteur industriel, ces dépenses se sont élevées à près de 80 milliards d’euros en 2015, soit un taux d’investissement de 29,3 % de leur valeur ajoutée. Les faibles performances enregistrées en parallèle, tant en termes de croissance que de gains de productivité, laissent supposer que ces dépenses pourraient être plus efficaces ou qu’elles sont en partie consacrées à des dépenses improductives.

Les prix élevés de l’immobilier et le poids de la réglementation sont les deux hypothèses les plus souvent avancées pour expliquer cette faible efficacité de l’investissement. Une analyse détaillée conduit toutefois à écarter la première et les statistiques actuellement disponibles ne permettent pas de corroborer la seconde. Les chiffres sur la répartition de l’effort d’investissement révèlent en revanche une concentration extrême : 3 000 entreprises réalisent 70 % des dépenses d’investissement et le taux d’investissement des PME reste nettement en-deçà de la moyenne.

Les pouvoirs publics devraient s’attaquer à ce déséquilibre, mais les principales mesures de soutien ne ciblent pas ces entreprises les plus fragiles. Dans la continuité de premiers résultats encourageants, l’action publique devrait donc davantage aider les PME à s’engager dans des projets plus innovants, source de croissance et de compétitivité.

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Un commentaire dans “L’énigme de l’investissement

  1. Dans le secteur de la première transformation du bois, les débouchés croissent (mode de la construcion avec du bois, importations de ssciages importante), la ressource exsite (la récolte correspond à 50 % de l’accroissement de nos forêt métropolitaines), et malgré cela le volume de bois scié, en feuillu, reste en décroissance;
    alors de des sauts technologiques (nouvelles techniques de débit,, intégration du numérique dan sla production) émergent.
    Mais un rapport de la Banque de France, présenté en 2016, souligne que la capacité d’autofinancement des entreprises de ce secteur est quasi nulle: ce ne sont donc pas les entreprises actuelles qui pourront répndre aux objectifs, ambitieux, retenus par le “Programme national pour la forêt et le bois”, ni pour le contrat stratégique de filière.
    Pour les investissements nécessaires de capacité, de production, il faudra trouver de nouveaux opérateurs, soit pour définir les prokjets d’entreprise (monter des business modèles), soit pour les financer.
    Ce problème, d’un développement subordonné à l’irruption d’acteurs extérieurs, que ce soient par intégration d’entreprises d’aval (grands constructeurs, ce qui a déjà commencé, ou grands de l’énergie, impliqué dans le bois, et qui pourraient conforter leur approvisionnement par le contrôle de grandes scieries), ou opérateurs étrangers, de ce secteur ou d’autres, n’est pas posé.
    soit que le diagnostic soit incomplet, soit qu’il dérange les agents d’influence poussés par les négociants de l’importation (collectif le Commerce du bois, militants de la certification forestière FSC), soit qu’il soit tu par les principaux scieurs en place, les acteurs dominants ne souhaitant pas , pour leur propre entreprise, l’arrivée de nouveaux entrants.
    il y a donc bien une énigme de l’investissement, pour ce secteur;
    qui mériterait examen, puisque c’est un sujet public, incomplètement étudié.

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